Les enclos paroissiaux

 

Les enclos paroissiaux forment un circuit unique au monde ! A deux pas des chambres d’hôtes de Gouelet-Ker

Les enclos paroissiaux ont pour origine la prospérité économique du XVème au XVIIème siècle associée à la ferveur religieuse

L’esprit de clocher a eu aussi son influence : chaque village rivalisait avec son voisin pour avoir le plus bel enclos possible ! Les enclos sont placés sous le signe d’un échange permanent entre les vivants et les morts, héritage celte toujours présent dans l’imaginaire breton.

Les calvaires, les ossuaires, les églises imposantes affirment la foi avec une grande solennité, conjuguée avec la fantaisie et la joie de vivre du baroque : retables peints, statues naïves, angelots enrubannés de vignes…

Quels éléments composent un Enclos ?

Les enclos paroissiaux : A 25 km des chambres d'hôtes de Gouelet-Ker, la  porte triomphale de l'enclos de Sizun A quelques kilomètres des chambres d'hôtes de Gouelet-Ker, les enclos paroissiaux ont un joyau dans le Finistère : Le calvaire Plougastel-Daoulas A quelques encablures de votre chambre d'hôtes : Les enclos paroissiaux et le retable de Rumengol

La porte triomphale

L’enclos paroissial, c’est d’abord un mur d’enceinte qui sépare le profane et le sacré. Il y a plusieurs portes latérales. L’entrée principale est triomphale. C’est la porte de la mort «porz ar maro» en breton ! Les autres entrées ont une grosse pierre de granit disposée verticalement qu’il faut enjamber mais qui empêche le passage des animaux.

 

Le calvaire

A l’intérieur, les enclos paroissiaux sont le monde des morts. Au milieu des tombes, le calvaire, somptueusement sculpté dans le granit, représente le Christ sur la croix et développe différentes scènes et personnages de la Passion. Il servait autrefois à l’éducation des jeunes enfants et représentait pour les adultes un symbole de piété.

 

L’Ossuaire

Le cimetière réduit à l’espace de l’enclos ne pouvait permettre d’accueillir de nombreuses tombes. Et pour gagner de la place, les reliques des défunts étaient régulièrement prélevées et placées dans un édifice dédié, appelé ossuaire. Peu à peu, il est devenu chapelle reliquaire et relié au culte des morts : par les étroites fenêtres percées dans la façade, les fidèles honoraient les défunts, dont on pouvait parfois apercevoir les crânes, disposés dans des boîtes de bois sur des étagères, contre le mur d’en face.

 

Le Porche et l’Église

La disposition des églises, dans les enclos paroissiaux, est toujours la même : elle est orientée vers l’est, vers Jérusalem (comme la plupart des églises). On y accède principalement, côté calvaire, par le porche sud richement décoré, un autre élément à part entière de l’enclos. Il servait autrefois de lieu de réunion où le corps politique débattait des affaires de la paroisse. Aux murs intérieurs, s’alignent les apôtres avec leur attribut. Le porche ouest est habituellement plus sobrement décoré.

 

Le statuaire, le mobilier et l’orfèvrerie

L’intérieur de l’église résonne d’une même ferveur religieuse, d’une même inclination à l’expression d’une foi sans retenue : statues et grands retables colorés, poutres et chaires abondamment sculptées, bannières richement brodées… Le tout éclairé subtilement par des vitraux illustrant des scènes de l’Évangile. L’intérieur de l’église se présente dans la continuité du traitement de l’enclos. Les enclos paroissiaux sont un tout cohérent.